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Newsletter N° 34 – Arrivée au Maroc

Salam Aleykoum,

C’est avec grand plaisir que je vous retrouve pour une nouvelle aventure… avec cette fois-ci plus de relief, aux couleurs ocres et safranées, au son de la derbouka et avec deux nouveaux compagnons de voyage, qui portent en eux les gènes de chevaux qui ont fait l’histoire du Maroc !

Je suis arrivée à Meknès le 19 mars, où j’ai été magnifiquement accueillie par la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC). Une journée portes ouvertes, dédiée aux éleveurs locaux avait lieu ce jour là au Haras National. Après la présentation des magnifiques étalons du haras, j’ai été fortement impressionnée par la qualité des conférences données afin de sensibiliser les éleveurs du pays aux techniques modernes d’élevage et la volonté d’informer sur divers sujets relatifs au bien-être du cheval.

La SOREC est le fruit d’un long cheminement historique dont le commencement remonte à 1912, date de la création du premier haras à vocation militaire à Meknès. En 2003, La SOREC est instituée par décret et les activités hippiques lui seront transférées en 2007. Il y a un peu moins d’un an, les activités des haras nationaux sont également transférées à cette entreprise publique, sous tutelle du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime. Et croyez moi, ça bouge au Maroc ! La mission principale de la SOREC consiste en la gestion des jeux hippiques, le développement des courses, l’encadrement de l’élevage et l’amélioration des races équines nationales. Le bien-être du cheval est au cœur de la stratégie de développement de la Société d’Encouragement du Cheval. C’est un sujet important et une problématique essentielle, à mon point vue, dont j’ai eu l’honneur de discuter avec le président de la SOREC, Omar Skalli,. Un échange fort sympathique autour du cheval, du voyage et de l’approche dite « éthologique ».

Lors de cette journée, j’ai également fait la connaissance d’un des éleveurs les plus renommés au Maroc, Anas Jamaï Ghizlani. Il possède un élevage d’environ 400 têtes, pur sang arabes de courses, de show, arabe-barbes et… barbes ! Chaperonnée et chouchoutée par Najya Berkani, chargée de mission à la SOREC, c’est quelques jours après que j’eu le grand plaisir de visiter ce fameux Haras Al Boraq, et que j’y ai découvert les somptueux chevaux d’Anas, des peintures vivantes. La beauté de ses chevaux vient sans conteste de la qualité apportée au travail de sélection des lignées mais, à mon sens, également du fait que les chevaux du Haras vivent en groupes et principalement en extérieur.

La SOREC, tout comme le Haras Al Boraq, qui sans compter, luttent pour l’amélioration et la valorisation du cheval au Maroc et notamment des races locales, ont été séduits par mon nouveau projet de voyage et m’ont très généreusement offert d’emprunter deux chevaux pour emboîter le pas de leurs ancêtres et repartir sur les traces de la conquête maure, de Marrakech à Poitiers.

Yallaaaaa… Et c’est partie donc pour une sélection de mes futurs équipiers au sein des cinq Haras nationaux et du Haras Al Boraq. J’ai vu des chevaux sincèrement très beaux mais ne faisons pas durer le suspense : Mon choix s’est arrêté au sein du Haras national de Meknès sur une petite jument arabe-barbe de 4 ans, nommée Toumia et en ce qui concerne le Haras Al Boraq (avec plus de 400 chevaux, le choix n’était pas aisé) c’est une jument barbe de 14 ans qui a retenu mon attention, et faites-moi confiance, Al Beta en a encore sous le sabots et fera une parfaite co-équipière qui temporisera la fougue de la jeune Toumia.

Grace à l’aide de la SOREC, j’ai pu établir mon camp de base au Haras national de Marrakech (qui dit mieux !!!) et Toumia est venue me rejoindre il y a quelques jours. Al Beta, devrait être transférée sous peu. Les deux juments ne sont pas débourrées, puisqu’elles étaient destinées à la reproduction. Le travail de Toumia a donc déjà commencé…. Après deux jours d’exercices basiques au sol, la jeune demoiselle m’accepte sur son dos ; ce qui ma foi est un plus, puisqu’elle sera ma jument de selle. Pour mettre un sabot devant l’autre, c’est une autre histoire ; enfin comme on dit « un pas, après l’autre ».

Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup !

L’équipe formée, les différentes phases de la préparation au voyage au long cours peuvent commencer… Et moi, je suis sensée perdre les quelques kilos pris entre deux expéditions ; mais ce n’est pas chose facile avec l’hospitalité de la SOREC !

Je vous retrouve bientôt pour des nouvelles fraîches, d’ici là, n’oubliez pas : « Faites que vos rêves dévorent votre vie, avant que votre vie ne dévore vos rêves » (Saint Exupéry). Oui, je rabâche, mais c’est tellement important… le bonheur ! Je tiens à remercier de tout cœur la Société Royale d’Encouragement du Cheval et le Haras Al Boraq pour leur accueil, leur soutien et leur gentillesse. Gwladys

8 thoughts on “Newsletter N° 34 – Arrivée au Maroc Leave a comment

  1. Ca s’annonce pas mal tout ça !!!
    Super sympa le prêt des chevaux, belle preuve d’encouragement et d’hospitalité !
    Hasta Luego!

  2. Félicitations Gwladys et un grand merci à la Société Royale d’Encouragement du Cheval et au Haras Al Boraq.
    Bienvenue à Toumia et Al Beta, à l’aube de ce nouveau voyage, tous mes voeux vous accompagnent pour une merveilleuse réussite.

  3. Bravo Gwladys, puisse ton aventure se poursuivre dans d’aussi bonnes conditions, les chevaux et moi attendons avec impatience la suite des tes aventures :)

  4. Merci Gwladys de nous faire partager ton aventure et de faire connaitre ce pays magnifique qu’est le Maroc!! Loin du Maroc touristique, le Maroc berbère est à découvrir et à aimer et grâce à toi cela nous donne envie d’y aller ou d’y retourner; les berbères sont un peuple généreux et proche de la terre, authentique et généreux! Profites-en et aime ce que tu vis! Simba, fille de Moulay Abdeslam Ait el Machkouri et Aicha. A bientôt et bonne route

  5. Le Maroc est un des berceaux les plus fabuleux au monde en matière hippique . Depuis le 13eme siècle, les races marocaines avaient parcourus l’Espagne ainsi qu’une bonne partie de l’Europe , pour y améliorer des races locales , les exemples sont très nombreux . Au cours du 18eme siècle une nouvelle race voit le jour : le Pur Sang Anglais , grâce aux étalons : Chams le marocain nommé Godolphin Barb dont l’histoire est claire on ne peut plus évident… Est le Pur Sang Arabe Turc nommé Bierly Turc et le pur arabe Darley Arabian . Comment les amoureux du cheval au Maroc n’acceuilent pas chaleureusement et amicalement leurs homologues étrangers ? Nos bras sont grands ouverts aux fanatiques du cheval et du sport hippique de tout azimut . La SOREC est la FRMSE ne ménagent aucun effort pour l’épanouissement de cette belle créature , le cheval . Au Maroc et grâce a Dieu , le cheval est entre de bonnes mains .
    Dalil Mustapha , Meknes-Maroc.