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Newsletter N° 21 – La Montagne, ça vous gagne!‏

Amiguitos, que des bonnes nouvelles… Nous venons juste de redescendre des 1500 mètres où nous sommes montés. Tout s’est bien passé pour l’équipe.

– Nous avons mis plus longtemps que prévu car la piste ou plutôt certains chemins muletiers que nous voulions prendre n’existent plus. Ceux qui existent encore ne sont plus entretenus et sont un peu « casse-gueule », surtout pour les vélos – 5 chutes en 1 jour sans bobos, c’est fort – hihihi.

– Quand la piste est belle et plutôt descendante, René part devant; parfois même jusqu’à la zone de bivouac ou le prochain village. Je tombe alors en chemin sur ses messages, écrits avec ce qu’il a sous la main: des branches, des feuilles, des fleurs… Les messages, plutôt sympas, me renseignent sur l’heure à laquelle il est passé au même endroit et sont souvent accompagnés d’un cœur ou d’un mot doux.

– La grande nouvelle de cette Newsletter c’est notre grand pas en avant avec Mademoiselle Pinta qui suit maintenant en totale liberté. Vous vous rappelez que nous avions tenté l’expérience dans le Guerrero mais que notre première tentative nous a couté un départ au galop en coup de cul et un anti-ballant… Et bien c’est acquis, son instinct grégaire a pris le dessus et figurez-vous que la maligne tente même de prendre la tête par moment.

– Enfin, il y a deux jours, nous bivouaquions près d’une rivière et Robinson Cruzoe a eu la bonne idée de mettre sa tente au milieu de la dite rivière où il y avait une plage. Vers 21h30, il faisait nuit noire et une camionnette a débarqué avec six ou sept types qui sont descendus avec des lampes torches braquées sur nous. Bien sûr, on a été surpris et pas rassurés. Papa avait la machette sous le poncho et moi mon couteau planqué dans le dos. En fait, les types sont venus nous prévenir qu’il avait fortement plu, un peu plus haut en altitude et que l’eau de la rivière allait monter. Ni une, ni deux, nous partons attraper sa tente et récupérer son matériel. C’est là que nous entendons un grand bruit et en effet, en 30 secondes la rivière tranquille s’est transformée en torrent.
Papito, avec l’eau à mi-cuisses a sauvé son matériel à 30 secondes près. Merci à ces braves gars qui nous ont foutu la trouille au début :)

Ce premier entraînement en montagne est donc très positif, les chevaux ne se sont même pas fatigués. Ils sont prêts pour la Sierra de Chiapas. Le seul hic de la montagne est le maigre fourrage que l’on y trouve pour les chevaux et les choses bizarres qu’y mangent les hommes:

Nous sommes en repos pour 2 jours à Morro Ayuta, toujours dans l’état de Oaxaca.

Autre vidéo: La domestication du feu 

Hasta luego, Gwladys & René

Flash info du 31/10/2009

Nous sommes en hauteurs sur des belles pistes bien tranquilles…
Nous sommes arrivés ce matin à Santa Maria de Huatulco et reprenons la grimpette cet après-midi.

Tout va pour le mieux, hormis un gamin de 6 ans environ ce matin qui a tenté de casser son balai sur notre jument de bât. Cette dernière est montée au plafond. Je n’ai pas l’habitude de m’énerver mais je m’en suis partie dire trois mots à la mère qui ne comprenait pas ma colère. Quand je lui ai dit que ma jument aurait pu botter et fracasser le crane de son tendre petit morveux, elle a vu les choses sous un autre angle… C’était pour la petite histoire, qui fait pas rire celle-là!

L’équipe vous embrasse.

httpv://www.youtube.com/watch?v=S1KKuYPgWQo