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Newsletter N° 19 – « Les J.O. de natation »

Amigos, nous sommes dans un petit village, nommé Montecillo (inutile de chercher sur la carte...), à la frontière de l’état de Oaxaca et au cœur de la Costa Chica – la partie africaine peu connue du Mexique.

La gentillesse des locaux ici est difficile à décrire. Deux villages – La Barra de Tecoanapa et La Loma de Lomero, se sont mobilisés pour nous aider à traverser le fleuve Quetzala, large d’environ 200 mètres.
Il nous a fallu deux jours pour préparer cette épreuve: Quel est le lieu le plus approprié? Les chevaux ne vont-ils pas dériver? Le sol est-il dur ou mes chevaux vont-ils s’embourber? Où mettre les chevaux à l’eau en douceur et où en sortir? S’il y a panique, quelles sont les mesures de secours? Bref, un tas de questions auxquelles il a fallu répondre…

Et puis il a fallu se jeter à l’eau comme on dit: René prend la responsabilité de tout le matériel qui est chargé sur une « lancha » (petit bateau à moteur). Je décide, personnellement de monter notre jument marraine La Pinta qui servira de repère en cas de panique. Chichen est monté par un ami qui connaît bien son métier, il fait régulièrement passer ses chevaux de l’autre côté. Les débuts sont un peu hésitants, Pinta et Chichen se mettent à nager pour la première fois de leur vie mais dès que nous, les cavaliers, nous positionnons sur le côté pour libérer les chevaux, ces derniers en profitent pour faire demi tour et retourner sur la berge. Au final, nous passons le fleuve en 3 étapes (Quetzala est séparé par 2 îlots) avec les chevaux remorqués par la lancha aux endroits très profonds et assez éloignés du bord. Une expérience haute en émotion et un résultat sans bobos grâce à l’aide de nos amis et au calme de nos chevaux.

Aujourd’hui c’est repos! Le village de Montecillo est en fête, une course de chevaux et un rodéo de taureau auront lieu cet après-midi. Yeahaaaaaa !!!

EN VRAC: Jesuis partie à l’hôpital pour une consultation quant à ma douleur au pli de l’aine. Le médecin diagnostique une déchirure musculaire et prescrit des anti-inflammatoires. La douleur est toujours là. J’ai remonté mes étriers à la mongole et ça me soulage un peu. On verra bien…

René a fait ses premiers points de bourrellerie (travail du cuir) pour raccommoder ses sacoches de vélo. Il s’est également fâché avec le soleil du Mexique et est resté couché une journée suite à une petite insolation. Heureusement, nous étions accueillis par des amis à Chambaleke, un concept éco-touristique fort sympathique. Papito choisit bien son lieu pour tomber malade – hihihi!

Gracias a nuestros amigos para su hospitalidad!

Hasta luego, Gwladys & René