Skip to content

Newsletter N° 18 – « L’escapade amoureuse »‏

[…] C’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain… […]

Vous connaissez la chanson, et bien notre jument La Pinta aussi! La belle s’est faite la malle il y une semaine pour rejoindre un bel étalon sauvage.

Pour comprendre la situation, il faut connaître La Pinta. C’est la jument parfaite en ce qui concerne le voyage… Elle est résistante, bien faite, n’a peur de rien et est parfaitement aux ordres une fois montée ou bâtée. Elle conserve cependant son caractère très sauvage. Ce n’est pas une jument câline. Les bisous et les gratouilles, elle s’en fout! La semaine dernière donc, nous étions installés chez une famille dans le village del Carrizal (état de Guerrero), petit village tranquille bordé de grandes plaines avec des chevaux en liberté. Pinta a donc entreprit la grande évasion d’Alcatraz et la voilà partie avec son chéri plein pot galop… Chichen hennit comme pour l’engueuler et pour qu’elle rentre fissa au bercail. Je hennis aussi mais rien n’y fait… — Hija de su chingada madre — me voilà à cru sur Chichen courant tant bien que mal derrière les fesses de Pinta. Et oui… mais moi, yé suis pas une pro du lasso et Pinta me file entre les doigts. Voilà que deux autres cavaliers arrivent à ma rescousse. Des grooooos cavaliers sur de tous petits chevaux, mais eux savent jouer du lasso. La poursuite dure une vingtaine de minutes avant que Zoro me ramène ma jument qui au passage ne s’est pas compliqué la vie avec une capote !?! Bon bah…. on verra bien le mois prochain si Mademoiselle a ses chaleurs.

En dehors de ça, l’aventure continue, René collectionne les scorpions dans sa tente, le vélo va bien – toujours de bonne humeur :) J’ai personnellement la pêche mais une douleur du genre articulaire ne me lâche plus depuis deux semaines. Au bout d’une heure à cheval, je souffre au niveau de l’aine… Si c’est déjà arrivé à un cavalier randonneur et qu’il a un tuyau, n’hésitez pas. J’ai essayé de marcher à pied, changer de position mais rien n’y fait. C’est supportable toutefois.

 Les paysages ici sont magnifiques même si vous notez parfois un manque de conscience écologique parmi les photos – c’est bien dommage – et les locaux très sympathiques. A l’est d’Acapulco en descendant la côte, si vous passez par là un jour, vous pourrez voir que la pigmentation de la peau et les traits de visage sont différents, on se croirait en Afrique… Selon la légende, un ancien bateau espagnol chargé d’esclaves a échoué sur ces côtes et les prisonniers se sont échappés et ont colonisé à leur manière les indiennes du coin.

Voilà, plus de 1000 km parcourus depuis fin Juillet.
Nous sommes à La Cruz Grande et continuons direction l’EST.

A très bientôt, Gwladys et René